Flirts avec la mort

Paris, Edilivre, Février 2016



Que nous soyons croyants, philosophe, scientifique ou politicien, il est toujours difficile de choisir les bons termes pour parler de la mort. Drame humain auquel tout un chacun est confronté, on la désigne souvent par des litotes comme disparition, perte, silence ou sommeil… comme si le mot était trop dur à prononcer, car trop cruel.

Oui Vulnérables, donc humains, sommes-nous! Tel est le sens de notre vraie existence. Et les multiples événements djihadistes et terroristes en France et ailleurs dans le monde confortent cette réalité implacable: notre vulnérabilité, c’est-à-dire la conscience de la fragilité et des limites de notre condition humaine. Il n’y a plus d’espace protégé dans le monde. Prendre un bus, le train, l’avion, aller au café, au ciné, au restaurant, au supermarché, à l’hôtel, à l’école, au stade…, c’est prendre le risque de ne plus revoir les siens. Tout est précaire et mortel. Ce qui me renvoie à la vue ces mots de ce célèbre médecin, Xavier Bichât, professés en 1800 :  » la vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort « . Ô que la mort est partout, imprévisible et inévitable humainement! En attendant la nôtre, mon 5ème Livre nous invite à vivre comme « une eucharistie », c’est-à-dire savoir et pouvoir dire avec pertinence, un merci vrai, gratuit et nourricier à Dieu et autour de nous, chaque fois qu’on peut aller et revenir, dormir et se réveiller sans croiser la fin, tout en professant ceci: le spectre imminent de la mort et la dangerosité de l’existence ne doivent pas édulcorer les forces de vie et la volonté de réalisation humaine et sociale. L’existence est une minuterie de la mort.

Je dédie mon 5ème Livre à toutes les victimes de toutes les lâchetés meurtrières partout dans le monde, à leurs familles, leurs proches et force de liberté à ce divers peuple de vivants à travers nos sociétés !