L’ère de la médiacratie

 

En ces temps de médiacratie, le politique se confond volontiers avec l’acteur : un homme capable de multiplier les rôles, les masques, de jouer sur commande nombre de personnages, de modeler à l’envie ses inflexions de voix, de changer de costume en fonction du vent, des tweets, de l’humeur des sondages d’opinion. Cet acteur politique, on le relooke, on le transforme à grand renfort de régimes, on le coache et re-coache pour en parfaire l’élasticité, selon les termes de Laure Bec-de-lièvre. Il peut dire « J’ai changé » aussi facilement qu’il peut adoucir sa voix, renier son bilan politique, se refaire une virginité, enchaîner les mea culpa. Seuls les imbéciles, il est vrai, ne changent pas d’avis. Mais s’agit-il encore de changer d’avis, quand d’avis on change comme de chemise ?

Ce politique-là ne remet jamais sa démission ; on lui extorque, on la monnaye, on la négocie. Nulle réelle conviction pour garantir l’intégrité d’un tel personnage. Seulement des tentatives de séduction, des mimiques multiples, parfois contradictoires, où l’acteur politique se disperse, se perd sans être vraiment, laissant à la solitude inquiète de l’isoloir, les électeurs. Tel semble être le triste sort de beaucoup d’électeurs à certains endroits du monde…! Quel monde souvent très immonde, celui de la politique politicienne ! Heureusement qu’il y a un soleil des obscurités…!!!

Pascal R.

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