Nouvelle constitution : Docteur Pascal Roy admet des avancées mais…

Le lundi 10 octobre 2016 , au 521 Walker Rochet à Aubervilliers (banlieue proche de Paris), Pascal Roy-Ema, enseignant-chercheur en philosophie à l’université de Bouaké et résident en France où il a suivi plusieurs cursus universitaires , a porté son regard sur l’avant-projet de Constitution adopté après débats par les députés ivoiriens , le Mardi 12 Octobre 2016.

Le philosophe , juriste, politiste, coach politique, analyste des institutions , expert des droits de l’homme et des situations de crises qu’il est , a indiqué qu’il ne s’agissait pas pour lui de porter un jugement de valeur sur le texte constituant l’avant-projet de Constitution , mais d’en ressortir aussi bien les avancées et que les non-pertinences .

Il a expliqué qu’une Constitution était la résultante de l’histoire d’un peuple et de la vision qu’il a pour lui-même et du reste du monde.

« Il y’a beaucoup d’avancée dans ce texte. Plus des trois quart des articles de ce texte constituent de réelles avancées. Mais comme il ne s’agit pas des conditions d’éligibilité, les gens n’en parlent pas(…) Par exemple l’article 113, où il est question des libertés publiques. Cette disposition permet à toute association de défense des droits de l’Homme de saisir le Conseil constitutionnel aux fins de suspendre la promulgation d’une loi que cette association jugerait attentatoire aux libertés publiques et individuelles» a reconnu Pascal Roy.

Il a fustigé des insuffisances du texte liées à des coquilles et formulations des articles.

Le Dr. Pascal Roy a également estimé que les Ivoiriens de l’étranger n’ont pas été véritablement pris en compte dans l’avant-projet de Constitution.

Pour lui, les débats au sein de l’hémicycle ivoirien devraient permettre de penser à la question de la reconnaissance de la double nationalité.

Il a achevé son exposé en indiquant qu’il fallait qu’il y ait débats sur l’avant-projet de Constitution.

« Il nous faut débattre sur ce avant-projet, car c’est du débat que nous rectifierons les impertinences de ce texte. Et ainsi nous le rendrons riche. Il faut que nous débattions pour éviter qu’on ne nous vende le margouillat à la place du crocodile » , a conclu Pascal Roy.

Lors des échanges avec le public composé de responsables associatifs, il est apparu que la diaspora ivoirienne de France voulait avoir son mot à dire sur l’avant-projet, et voudrait prendre part au référendum en qualité d’Ivoirien.

Jean-Paul Oro à Paris

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